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La colline magnétique de Moncton — illustration

Colline Magnétique, Moncton

La Colline Magnétique

La Colline Magnétique — narration

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Depuis au moins 1850, les gens qui s'arrêtent sur la colline près de Moncton remarquent la même chose : laissez votre attelage, votre voiture, votre vélo sans surveillance sur ce tronçon de route, et quelque chose vous les ramène vers le haut. Les scientifiques ont une explication. Les vieux de la région en ont une autre.

L'explication officielle est celle-ci : la colline n'est pas une colline. C'est une illusion optique créée par le paysage environnant — les lignes de l'horizon, l'angle des arbres, la façon dont le terrain descend de chaque côté de la route. Ce qui semble être une montée est en réalité une descente douce. Ce que vous voyez remonter vers le haut descend en réalité vers le bas.

C'est vrai. C'est prouvé. Des niveaux à bulle l'ont confirmé.

Ce que cette explication ne dit pas, c'est pourquoi les premiers colons qui décrivirent le phénomène — des fermiers qui ne connaissaient rien aux illusions optiques et qui n'avaient aucune raison d'inventer ce genre de chose — semblaient aussi perturbés par la colline que les touristes qui s'y arrêtent aujourd'hui.

James McNab, fermier du canton en 1868, nota dans son journal qu'il avait perdu deux heures un matin à chercher son cheval, qu'il avait attaché à la clôture en bas de la côte avant d'aller couper du bois. Il le retrouva en haut. La corde était intacte. Le piquet n'avait pas bougé. Le cheval regardait vers le bas de la colline avec une expression que McNab décrivit, dans son journal, comme de la méfiance.

En 1933, une famille de Riverview qui ne connaissait pas le phénomène s'arrêta sur la colline pour pique-niquer. Leur voiture — moteur coupé, frein à main tiré — se mit à remonter lentement pendant qu'ils étaient assis dans le champ à côté. Ils la rattrapèrent à mi-côte. Le père dit que c'était le frein à main mal enclenché. La mère dit qu'elle ne voulait plus passer par cet endroit.

L'illusion optique explique le mouvement apparent.

Elle n'explique pas le cheval. Elle n'explique pas le frein à main.

Et elle n'explique pas ce que Noëlla Doucet, qui habita la maison au sommet de la colline de 1941 à 1979, dit à ses enfants pendant des décennies : que la colline ne tirait pas les choses vers le haut. Qu'elle les ramenait. Qu'il y avait une différence.

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Tradition orale / Oral tradition — légende de Moncton